La nappe alluviale

La nappe alluviale de la Durance représente une ressource majeure pour la région, (400 000 habitants alimentés en eau potable en haute saison). Les relations nappe-rivière sont importantes. La dérivation de la majeure partie des eaux de la Durance dans le canal usinier et les modifications morphologiques du lit de la Durance ont profondément modifié les caractéristiques de la nappe. Elle a en effet été soumise à deux évolutions importantes :
- La réduction des débits a conduit à un abaissement moyen de la nappe d’au moins 0,50 m dès les années 1960.
- Les abaissements du lit liés aux extractions de matériau ont conduit localement à des baisses importantes du toit de la nappe (jusqu’à 2 mètres).

Ces effets ont été en partie compensés par l’importance des infiltrations dans les parcelles irriguées gravitairement qui provoquent un maximum de niveau en été. L’étiage de la nappe s’est ainsi déplacé de la fin de l’été à la fin de l’hiver. L’importance des débits d’apport dus à l’irrigation assure ainsi la majeure partie de l’alimentation de la nappe de la Basse Durance, ainsi que celles des régions voisines également irriguées gravitairement par l’eau de la Durance (Crau notamment) et a atténué la sensibilité de la nappe aux variations du lit. Le devenir de ce mode d’irrigation est donc très important pour la pérennité de la ressource en eau souterraine.

Cependant, ces conditions d’alimentation rendent la nappe vulnérable aux pollutions diffuses, ainsi qu’à une éventuelle pollution accidentelle véhiculée par le canal EDF.

En moyenne Durance, la nappe est menacée par une pollution aux solvants chlorés, héritage des rejets anciens du site chimique de St-Auban. La propagation de cette pollution menace plusieurs captages d’eau potable entre Peyruis et Villeneuve.