Les extractions

Les extractions de granulats ont durablement modifié le lit de la Durance.

Dans le lit mineur de la Durance, elles ont atteint 60 Millions de m3 (dont 80% en Basse Durance). Cela représente un abaissement du lit moyen de 1 à 1,5 m sur l’ensemble du linéaire avec toutefois une répartition très inégale. Même avec la capacité de transport naturelle il aurait fallu plus d’un siècle pour retrouver les niveaux initiaux du lit. Ces extractions ont profondément bouleversé le lit de la Durance.

Il faut distinguer :

- les extractions en souilles profondes (plus de 10 m parfois) entre des seuils (au Puy-Ste-Réparade et Avignon) : les niveaux sont en étiage à peu près maintenus, mais le fonctionnement du lit est totalement modifié.
- les extractions massives dans le lit, qui occasionnent des abaissements importants du niveau d’étiage (de l’ordre de 2 m dans le secteur de Manosque ou à l’aval de Cavaillon ; jusqu’à 5 m en amont de Pertuis).
- les extractions en marge du lit actif, séparées du lit principal par une levée n’ont en principe pas d’impact sur la dynamique fluviale, mais elles peuvent perturber cette dynamique lorsque la séparation est détruite entre le lit vif et le plan d’eau, qui capte alors les transports solides (plan d’eau de la Roque d’Anthéron et gravières de Mallemort ou d’Orgon capturées lors des crues de 1994).

Les extractions dans le lit mineur ont aujourd’hui cessé en aval du barrage de l’Escale. En amont des curages destinés à supprimer les exhaussements liés aux apports d’affluents ont régulièrement lieu (sur les confluents du Jabron, Vançon, Buëch, Sasse, etc.).