La géologie

De Sisteron à La Cluse de Mirabeau, la Durance rentre dans le bassin néogène de Digne/Valensole. Elle longe alors l’accident médio-durancien. Cet accident tectonique majeur ; probablement toujours actif aujourd’hui, a conditionné toute l’évolution structurelle et sédimentaire de la région. Ce sont les dépôts néogènes qui ont nourri le détritisme alluvial quaternaire de la Durance. Ces dépôts très épais sont de faciès variés : marne, conglomérats, argiles, sables molassiques, blocs et galets.. il en subsiste des terrasses étagées de part et d’autre de la rivière.

De Mirabeau au Rhône, la vallée occupe une position synclinale limitée par deux massifs anticlinaux : Le Luberon au nord, le massif des Alpilles et la Chaîne des Costes au sud. Dans la vallée, la rivière a accumulé des terrains quaternaires (limons, loess, graviers et sables), qui reposent sur des marnes miocènes et des argiles du Plaisancien. Tout en aval, dans le sud ouest, s’étend la plaine de la Crau, ancien cône deltaïque de la Durance. La Durance se jetait directement à l’époque tertiaire dans la mer en passant par le seuil d’Eyguières, puis par celui de Lamanon.